Montréal

J’ai laissé mon coeur dans la Petite Patrie de Montréal

Lorsque j’écris ces quelques mots, nous sommes le 1er mai. Le début du mois de mai, depuis 7 ans maintenant, où que je sois, me tire dans le passé…

Je dis souvent que l’un de mes meilleurs souvenirs montréalais, c’est la fin de l’hiver et l’explosion de joie et d’enthousiasme qui s’empare de la ville, dans ses moindres recoins. Les ruelles commencent à laisser passer quelques herbes folles à travers les derniers tas de neige grise, et les enfants s’emparent à nouveau pleinement de cet espace hors de la ville. Et puis… tout redevient doux à nouveau.
Même si j’ai également vécu sur le Plateau (et que j’ai aimé ça !), c’est vraiment la Petite-Patrie et la Petite-Italie que j’estime être mes quartiers montréalais. Impossible pour moi de retourner à Montréal sans y passer le plus de temps possible. J’aime, pas à pas, découvrir les nouveautés du quartier. Parfois, c’est positif : il y a de chouettes nouveaux aménagements urbains, des nouvelles ruelles vertes, des nouveaux commerces. Parfois, ça me fend le cœur : ma place à tarte aux pacanes préférée n’existe plus, un joli immeuble que j’aimais a été détruit pour un immeuble bien plus moche, une ruelle est beaucoup plus sale que dans mon souvenir. Mais il y a des choses qui ne changent pas… L’ambiance latino de Bélanger, la circulation assourdissante de Christophe Colomb, les robes de mariées quétaines de la Plaza St Hubert, l’effervescence d’un jour de marché à Jean Talon, l’accent italien de St Laurent, la quiétude des petits parcs, les façades de mes anciens appartements, et puis toutes ces teintes rouges, vertes et grises qui colorent ma mémoire lorsque je pense à la Petite Patrie.

Mes jambes me guident toute seule, comme si j’étais en pilotage automatique. Je n’ai pas du tout besoin de réfléchir pour savoir où je vais. Mondiana, Pharmaprix, Dollarama… Je retourne dans les commerces qui constituaient ma routine hebdomadaire, sans rien acheter, toutefois. Je suis redevenue lyonnaise, et il n’y a plus beaucoup de produits que j’avais incorporés dans mon quotidien qui en sont encore partie prenante, aujourd’hui. La Petite-Patrie, ce n’est plus mon quartier, je ne suis plus montréalaise, je suis redevenue lyonnaise ! Pourtant, je crois que ce qui me fait rester à Lyon aujourd’hui, c’est l’amour que je porte à mon quartier actuel, qui est pourtant très différent de la Petite Patrie. Aimer autant un quartier me donne un ancrage. J’aime les changements de vie comme je ne les aime pas, et, j’ai besoin de connaître mon cadre de vie sur le bout des doigts. J’ai laissé mon cœur dans la Petite Patrie… mais peut-être juste un petit bout, après tout.

En septembre dernier, j’ai passé à nouveau une semaine dans la Petite Patrie. Il y a de belles choses qui j’espère ne changeront jamais : celle de venir à Montréal non pas uniquement pour me promener en rêvassant dans les rues de la Petite Patrie, mais pour voir d’adorables petites filles grandir et pour partager de beaux moments avec de vieilles amies. Que le temps passe vite ! Mais pour l’instant, je vous emmène en balade dans la Petite Patrie, au cours d’une semaine automnale et ensoleillée. Oh que j’ai hâte d’y retourner ! Inch’Allah, plus qu’une poignée de mois à attendre. J’espère que ces quelques photos vous transporteront autant qu’elles me transportent encore aujourd’hui, en les partageant avec vous !

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1 commentaires

  • Envoyer Zhu 3 mai 2017 at 00:51

    C’est drôle à quel point ces photos me sont familières, comparées à tes clichés de Lyon :-)

    Même si les villes changent, ça reste un sentiment unique de vraiment connaître un quartier, une ville autre que la sienne. C’est une partie de soi ailleurs… une autre vie, d’autres coutumes, un autre d’état d’esprit, une ouverture, quoi!

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