Concerts/Musique

Beirut aux Nuits de Fourvière

Photo par Loll Willems

Après 5 ans d’attente (et mon tout premier concert d’Arcade Fire !) me revoilà dans ce lieu grandiose qu’est le théâtre romain de Fourvière. J’avais décidé que cette année, peu importe ce qu’il y passait, je ferai un concert à Fourvière. Heureusement, je n’ai pas été obligée d’aller voir Texas ou Patrick Sébastien puisque Beirut ont été annoncé. Ah, Beirut… Il y a quelques années, j’avais écouté The Flying Club Cup sans cesse (comme tout le monde), sans avoir cependant pu l’attraper sur scène, c’est qu’ils y sont rares, les petits. Sans avoir même pu écouter leur nouvel album, The Rip Tide, nous avons pris nos places. Et nous avons bien fait car à mon avis, The Rip Tide est son meilleur album jusque là (je sais, il sort le 30 août).

Le problème étant qu’à l’affiche, il y a aussi deux autres groupes :  Villagers (qui m’avaient laissé indifférents lorsque j’avais écouté leur album) et Moriarty, que je ne connaissais pas du tout. Déjà, je me dis qu’avoir pour nom de groupe le héros du livre que j’adooooore (ironie) « Sur la route », ça ne laisse rien présager de bon (l’amoncellement de valises sur scène étant une référence scénique très subtile). Et lorsque la chanteuse entre sur scène, je me dis qu’effectivement, mes préjugés m’ont conduit sur la bonne voie. Leur chanteuse m’est profondément antipathique dès la première seconde où je la vois. Elle n’est d’ailleurs pas franchement plus agréable avec le public, se contentant de lui faire la gueule (mais elle se permet quand-même un peu de sourire à ses musiciens). Ses anecdotes de début de chanson sont mémorables et dignes de la pertinence d’un participant de Secret Story. La musique jazzy-bidule-je sais pas trop avec des paroles ridicules est générique et vraiment, vraiment ennuyeuse. C’est un soulagement quand ils ne font pas de rappel. La seule bonne chose que l’on peut souligner, cependant, c’est la poitrine remarquable de la dite chanteuse.

Ohhhh il a un chat... et un tee-shirt Tintin... et pis il est tout décoifféééé !

Villagers, quant à eux (avec leur chanteur hobbit) sont vraiment sympas et je ne vois pas le temps passer.

Zach Condon (toutpetittoutmignon) entre enfin sur scène, pour nous dérouler une longue setlist, et joie et bonheur, il joue Santa Fe ! Et puis tous ses autres tubes. Ils sont absolument parfaits, la voix chaude et profonde de Zach innonde le bel amphithéâtre romain et je retrouve les émotions de mon premier concert là haut dès que je lève les yeux au ciel. Un concert sous les étoiles d’été, c’est quand-même le pied… C’est quand on a l’habitude d’écouter Beirut et disons, Cake, que l’on se rend compte que la trompette est quand-même l’instrument qu’il manque toujours sur scène. Je n’étais pas non plus mécontente de revoir Kelly Pratt, croisé quelques fois pendant le Neon Bible tour… Zach se bat un peu avec son français encore plus hésitant qu’avant (à moins que ce ne soient les effets du vin rouge ?) mais il est toujours aussi… adorable. Ils sortent le public de la torpeur (et de la fadeur de Moriarty) en jouant de la musique, de la vraie, avec une âme (suivez mon regard…) et qui vient du fond du coeur. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas enchaîné une aussi belle série de concerts, et je suis heureuse que Beirut vienne clore cet été pour moi.

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