France

Un été en France : une incursion dans le Berry, Bourges et Sancerre

La première étape de cet été en France a été choisie après un blogtrip du collectif des blogueurs voyage, que j’ai suivi de très près. L’article de Voyages etc, qui retrace son enfance dans le Berry, m’a fait rêver Je crois finalement que les blogtrip rémunérés que je préfère sont ceux qui se déroulent en France, qui me sont accessibles en tant que lectrice et voyageuse et auxquels je peux m’identifier. Les voyages dans les hôtels 4 étoiles au bout du monde, très peu pour moi… C’est donc curieuse et déterminée que j’ai réservé quelques jours dans le Berry, étape parfaite entre Lyon et la Bretagne. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre ! Je connais plutôt très bien la France mais le Berry restait un mystère pour moi. La région ne m’évoquait que des forêts sombres, un accent étrange, et finalement… le vide. La campagne. Ça tombe bien, j’aime la campagne…

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C’est pourtant en ville que je pose mes bagages pour ma première nuit de congés en 7 mois. Épuisée par la route, je m’effondre aussitôt… Pour découvrir Bourges au petit matin. Direction le Palais Jacques Cœur, un monument emblématique de la ville. Autant vous dire, que pour une première visite, ça n’a pas été une réussite… J’ai trouvé la scénographie muséographique très pauvre (les panneaux sont très peu présents, et quand ils le sont, sont parfois bien trop pointus). La visite est un peu chaotique et on a l’impression de traverser un bâtiment vide sans vraiment de contexte ni de chronologie. J’ai eu l’impression de sortir du Palais en sachant un peu plus de choses, mais en n’ayant rien appris sur Jacques Cœur. Je pense que la visite guidée est absolument obligatoire.
J’ai été particulièrement choquée par l’un des commentaires du dessin-animé (assez chouette au demeurant), diffusé dans l’une des salles, racontant le mariage entre l’un des occupants du Palais, un noble du nom de Claude de L’Aubespine (d’après mes recherches parce qu’évidemment, je n’ai pas noté !) et une femme (Catherine d’Alizon ?). Ce mariage est qualifié de « choquant pour l’époque », dans le documentaire, et surtout il y est dit que les « mariés n’étaient pas assortis ». En voilà une façon plus qu’édulcorée de dire que le maître des lieux de l’époque était un pédophile, puisque la mariée avait 13 ans alors que le marié en avait 50 ! Je sais bien que l’on se mariait bien plus jeune à l’époque, mais je ne comprends pas la nécessité de ne pas dire les choses telles qu’elles sont.

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Un peu lasse après cette visite, je me balade dans les ruelles désertes de Bourges : en semaine, en plein été, il n’y a pas âme qui vive pendant l’après-midi. J’ai encore une fois l’impression de devoir être aux aguets de peur de voir surgir une armée de zombies ! Mais ça ne me dérange pas, je suis aussi heureuse de quitter Lyon la bruyante…

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La vieille ville de Bourges est plutôt mignonne, et je suis émerveillée de voir autant de roses trémières (et cela ne fait que commencer, ce sera la thématique principale du voyage !) et de petites ruelles médiévales… Il faut y consacrer une bonne heure, sans forcer.

Il n'y a pas un chat (ou presque), à Sancerre

Il n’y a pas un chat (ou presque), à Sancerre

C’est avec une grande impatience que je quitte la ville pour m’enfoncer un peu plus dans le Berry qu’il me tarde tant de connaître. Et c’est avec chance que je retrouve une amie de longue date, berrichonne expatriée, qui a encore plus d’impatience de me faire découvrir « son » coin, son Berry qu’elle aime tant. Direction Sancerre, petit village que je ne connaissais que de nom, pour ses cépages et ses chèvres (qui paissent non loin de là, du côté de Chavignol !). Sancerre n’est pas une ville charmante en tant que telle, c’est sa localisation qui fait tout : elle domine toute la plaine, perchée sur sa colline presque escarpée. Toujours aucun bruit, aucun touriste, et j’irais presque jusqu’à dire que tous les Sancerrois devaient être partis en congés sur la côte ! Qu’importe ! Les vues depuis Sancerre et sur Sancerre sont sublimes. La campagne berrichonne est décidément très belle, avec ses prés couleur d’or et ses cieux immenses.

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Vue de Sancerre surplombant les vignes

Etant donné que je fais tout de même un tour de France du vin, impossible de ne pas s’arrêter chez un vigneron indépendant, qui nous fait goûter un vin rouge très particulier, très léger, dont je n’ai pas du tout l’habitude ! Les belles découvertes peuvent finalement être plus gustatives qu’environnementales, pendant cet été en France… J’ai trouvé la campagne berrichonne belle, mais vu que je suis chauvine (je viens d’une campagne encore plus belle) alors je ne suis pas non plus transcendée par le Cher. Je regrette de ne pas avoir passé plus de temps sur les bords de Loire et de ne pas avoir eu le temps de monter jusqu’à Aubigny… Si c’était à refaire, c’est certain que je ne choisirai pas Bourges comme base de découverte. En revanche, le département de l’Indre nous attend quelques jours après, et là par contre, c’est une autre histoire !

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4 Commentaires

  • Envoyer Zhu 2 septembre 2016 at 21:37

    Ah ben voilà, contente d’en savoir plus sur ton voyage estivale! Je ne connais le Berry que de nom, mais curieusement je n’associais pas la région à la campagne. En même temps, je ne l’associais à… rien. Donc c’est sympa de voir des photos!

    Qu’est-ce qui te fait aimer la campagne?

    • Envoyer Isa 3 septembre 2016 at 11:47

      C’est parti, je vais essayer d’écrire la dizaine d’articles avant l’hiver (j’ai des objectifs d’écriture un peu moins tendus que toi :-D)
      J’aime la campagne.. J’ai grandi à la campagne, et je sais à quel point c’est magique, la liberté que l’on peut y avoir ! Et on apprend tellement de choses sur la nature. C’est sûr, ça a eu des inconvénients, surtout à l’adolescence, mais je ne changerais d’enfance pour rien au monde :)
      Aujourd’hui, j’apprécie particulièrement le CALME et les cieux étoilés, qu’on a plus jamais en ville. Et les odeurs ! Les odeurs de la pluie, du gazon, de la nuit…

  • Envoyer Mitchka 3 septembre 2016 at 05:26

    Nous avons aussi visité Bourges en plein été il y a quelques années… enfin visiter, disons que nous y avons fait escale durant une traversée looooongue Auxerre-Gourdon : et nous l’avons trouvé tout aussi vide que toi ! mais on a bien aimé, on a trouvé la ville sympa… après je connais un peu, mais très mal, ce coin de France et effectivement je ne trouve pas que ce soit le plus palpitant à découvrir … me tarde de voir ce que tu vas nous raconter sur l’Indre :)

    • Envoyer Isa 3 septembre 2016 at 11:48

      Ahah ! Je ne cherchais pas du palpitant mais ça fait mal au cœur de voir des immeubles décatis fermés entièrement et voués à la démolition ou à l’abandon… La région m’avait quand même l’air énormément en déprise, et ça fait mal de voir ça !

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