France

Un été en France : découverte de l’Indre, Poulaines et Valençay

Après une incursion dans le Berry un tant soit peu décevante, c’est l’Indre qui nous ouvre ses portes. Depuis Bourges, la route départementale vers Poulaines est superbe, et déserte. Nous traversons de beaux champs dorés, et il n’y aura bien qu’un chevreuil ou deux pour perturber ce doux trajet. Je ne suis pas habituée aux paysages plats, je suis une pure Rhône-Alpine ! Pour moi, le cauchemar absolu est la Beauce… et j’avais peur de me retrouver dans le même genre d’endroits. Mais là, que nenni, les quelques courbures de la route et les petites collinettes sont assez réconfortantes pour que je ne sombre pas dans une profonde torpeur.
Je traverse de nombreux petits villages, parfois charmants, parfois franchement déprimants. La déprise rurale est fortement visible, et certains villages ne sont plus qu’une succession de façades grises et de volets clos, laissés à l’abandon. Cependant, on sent bien que l’on se rapproche des Pays de Loire : au détour d’un virage, on aperçoit parfois un manoir plus cossu dominant les lieux.

Les Jardins de Poulaines

Dès que je voyage quelque part, je m’empresse de regarder s’il y a un parc ou un jardin remarquable. Que les plantes soient exotiques ou locales, que le jardin soit centenaire ou tout récent, peu importe, je suis une mordue de jardins. Juliette du blog Je ne sais pas choisir n’a pas mis beaucoup de temps pour me convaincre d’aller visiter Poulaines, dont les jardins étaient qui plus est en plein sur ma route ! Les jardins sont encore récents, on voit qu’il y a énormément de boulot à accomplir afin d’agrandir et d’améliorer les jardins déjà existants, mais il y a déjà amplement de quoi flâner, main dans la main, pendant plusieurs heures.

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Le jardin andalou a été un coup de cœur, un peu par nostalgie de l’un des plus beaux voyages de ma vie, mais aussi parce qu’il était parfait ! En sus, il y avait un conservatoire de plants de menthe (je ne savais pas qu’il pouvait y avoir autant de variété différentes de menthe !), ma plante préférée. Les senteurs qui émanaient de ce jardin étaient inoubliables, même alors que la période de floraison était déjà finie.

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J’aurais aimé que les jardins soient encore plus étendus, j’aurais aimé avoir la chance de venir au printemps, quand la nature explose de couleurs… Je suis un peu boulimique, je crois. Mais ce n’est pas grave, et la visite des Jardins de Poulaines a été une superbe étape de ce long voyage. Je pense que je prendrai grand plaisir à y revenir dans quelques années.

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La ville de Poulaines, quant à elle, ne présente pas un intérêt fou, si ce n’est de proposer une immersion totale dans un village français comme il en existe des milliers. Le gris des façades contraste énormément avec les belles décorations florales de la municipalité, qui égayent heureusement la place du village ! Un bureau de Poste, un bar-tabac, une jolie église et un lavoir, c’est ainsi que l’on peut résumer Poulaines. J’adore passer quelques minutes à photographier des scènes de vie dans ces villages qui ne sont pas remarquables, mais qui restent typiques pour autant.

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Valençay ou le retour vers des contrées touristiques !

Les 7 km entre Poulaines et Valençay voient le retour de la circulation (y compris de véhicules britanniques et néerlandais !). Il n’y a pas de doute, on se rapproche vraiment de plus en plus des routes des vins. J’avais très envie d’inclure un château de la Loire (ok ok, Valençay est un « presque-château-de-la-Loire ») dans notre itinéraire français, tout en évitant les classiques Chambord, Amboise ou Chenonceaux (même s’il faut reconnaître que ce sont aussi les plus beaux). Début août, je savais qu’il y allait y avoir foule et je savais que nous n’allions pas en profiter. Valençay était donc un bon compris : un château relativement méconnu, un peu à l’écart des grandes routes touristiques, et qui allait nous livrer de belles surprises.

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Effectivement, si le château est loin d’être désert, on a assez de latitude pour visiter calmement sans se marcher dessus. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas visité un château meublé, et qui plus est, aussi richement paré ! Si la visite est relativement courte (le nombre de pièces ouverte au public est assez restreint), elle est très agréable en compagnie d’un bon audioguide. Ni trop courte, ni trop longue, la visite va droit au but et l’on apprend tout ce qu’il y a à savoir sur le château. Mon coup de cœur : les cuisines ! De mémoire, je ne crois jamais en avoir vues de si bien mises en valeur. Le château de Valençay est superbe, mais n’a pas la majesté que peuvent avoir les plus grands châteaux de la Loire. C’est une belle alternative pour ceux qui connaissent déjà les classiques, et qui veulent une visite plus paisible. Je crois (et je me répète) que c’est la taille du parc qui m’a le plus bluffée !

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Le parc est sublime et immense, et mes pieds ont crié de douleur bien avant d’avoir commencé à en parcourir une infime partie. On ne se sentait pas assez snob’ pour louer une voiturette de golf alors on s’est contentés de la visite du jardin à la française et de la basse-cour. Seul point noir : le théâtre n’est hélas pas accessible en visite libre.

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Quelques liens :

  • Visite des Jardins de Poulaines : 7 euros plein tarif. Attention, le jardin n’ouvre au public qu’à 14 h, le matin, seuls les privilégiés qui auront dormi sur le domaine y auront accès… Magique !
  • Visite du Château de Valençay : 12,50 euros plein tarif (ouille !), 9,50 euros tarif réduit. Il faut ajouter 4,50 euros pour bénéficier de la visite guidée du théâtre, et encore 4,50 euros pour avoir la visite guidée du château.
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1 commentaires

  • Envoyer Zhu 10 septembre 2016 at 00:40

    Moi, je trouve le village très sympa. Je comprends complètement le côté absurde de photographier des lieux si classiques, le bourg, la poste, le PMU… mais, c’est ce qui fait le charme de la France, ces villages! Et ils disparaissent, ils se rarifient… bref, moi j’aime les p’tits villages. Soyons honnête hein, j’y vivrai pas… mais quelque fois leur rythme de vie me fait envie.

    Sympa « ton » château de la Loire. Et les jardins sont à tomber!

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