France

Le 11 novembre au bord de la Loire, Orléans

P1010619Après avoir passé un petit peu de temps à Paris, nous voilà en train de traverser la Beauce, paysage morne, désert, quelques immenses fermes en tôle ponctuent le chemin, rien de plus. Nous laissons le grand soleil lyonnais pour arriver sous le crachin orléanais, mais heureux comme tout quand-même de retrouver des ami(e)s chèr(e)s. La Loire est réellement impressionnante pour quelqu’un qui a l’habitude de la voir toute petite presque à sa source, d’autant plus qu’elle est en crue depuis quelques jours : les ilôts et arbres sont presque totalement submergés et les pauvres ragondins pédalent (ou rament?) pour rejoindre la terre ferme.
La visite d’Orléans s’avère étrange pour moi : c’est une ville qui a beaucoup de possibilités : en effet, il y a de nombreux monuments, une certaine ambiance, un certain cachet mais rien n’est réellement exploité. L’éclairage public est très pauvre au point de marcher presque dans le noir dans certaines rues, les façades sont grises et les immeubles délabrés, le piéton a peu de place et d’importance, et surtout, la ville manque cruellement d’animation. Pour la plupart de ces défauts, ça ne devrait pas être difficile à corriger avec un peu de volonté (comment oublier la vue de cette belle cathédrale vêtue de blanc avec la Loire en perspective?). Il n’y a que les (nombreux) monuments religieux qui bénéficient d’un effort d’éclairage.P1010632

Après une courte nuit (le pourquoi, il faut le demander aux voisins de Lucile, qui nous a hébergé), direction la route des châteaux de la Loire. Plus précisément Chenonceaux que nous comptons visiter, mais nous avons tout de même pu apercevoir l’imposant Chambord, ainsi que Cheverny, (château privé) qui a servi de modèle à Moulinsart (c’est assez impressionnant!). J’avais un souvenir très net de la visite de Chenonceaux, un des plus chouettes souvenirs de mon enfance! Je me rappellais avoir eu le ventre noué à l’entrée de la chambre noire, les jardins des deux rivales Catherine de Médicis et Diane de Poitiers, leur odeur, leur lumière… J’y étais allée en été, donc il est vrai que l’ambiance qui nous attendait cette fois-ci était un petit peu différent : ciel gris, vent froid, et pluie battante… Cela a ajouté une autre façon de voir le château à ma galerie de souvenirs!

img3095ro1Le château des dames porte bien son nom… J’ai été émerveillée de nouveau par la qualité des tapisseries et des meubles, et enchantée par les feux de cheminées dans les grands âtres… La chambre noire m’a encore une fois fait ressentir cette sensation d’oppression, une sorte de petite boule dans le ventre… Elle fut en effet conçue à cette attention : pour le deuil de la femme d’Henri III, très pieuse. La décoration religieuse (prie-Dieu en face de la seule source de Lumière de la Chambre, ainsi que le Christ orné d’épines) renforce cette sensation… pas très agréable. Je n’ai d’ailleurs pas réussi à prendre de photos potables, compte tenu de la noirceur de la chambre (ça se dit, ça?). Je me permets donc de mettre une petite photo tirée de google, avec un rayon de soleil!

Les jardins, bien que nous n’ayons pas pu en profiter, sont eux aussi magnifiques (et je persiste à dire qu’ils ont une senteur particulière en été!). En revanche, je ne me rappelais plus que la forêt alentour était si grande, et si belle, avec ses couleurs automnales…

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