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Mesa Verde National Park, mon coup de cœur du Colorado

Du Colorado, je ne connais que Denver et les parcs alentours, la super cool ville de Boulder, et les Rocheuses que j’ai traversées en train à bord du California Zephyr. J’ai donc eu un petit aperçu d’une petite partie de l’Etat, mais je n’ai jamais été attirée outre-mesure par le Colorado… sauf par Mesa Verde, qui est une merveille parmi les merveilles, et offre un paysage un peu à part.

Un bout de désert au milieu des montagnes

Ce n’est pas une surprise : j’aime le désert. C’est aussi pour ça que les paysages montagneux m’attirent moins, parce que bon, après tout, j’ai les Alpes tout près ! Depuis l’Utah jusqu’à Mesa Verde, la route est étonnante de contrastes. On traverse des plaines interminables, peut-être plus prospères du côté Colorado que Utah. Les Rocheuses se dessinent à l’horizon (en mai, la neige était encore bien présente sur les sommets !). En arrivant à Cortez, bourgade la plus proche du parc national (dont la rue principale est plutôt sympa, mais ce n’est pas non plus l’endroit le plus funky du monde), les paysages n’ont plus rien à voir avec les hauts plateaux désertiques de l’Utah. La plaine est plutôt humide, et les parcelles de céréales sont alternées avec des élevages bovins.

mesa-verde-plaine

L’ascension vers Mesa Verde ne laisse pas présager ce changement brusque : je m’attendais à y trouver un paysage plus montagnard, avec quelques sapins, voire quelques résidus de neige, mais que nenni ! On se retrouve avec des genévriers, quelques cactus et l’odeur caractéristique du désert. C’est ce mélange des deux mondes qui m’a marquée en premier.

Les sites archéologiques

Depuis la route partant du camping jusqu’aux sites archéologiques, les points de vue sur les plaines du Colorado (à 2 500 m d’altitude) sont à couper le souffle. Je vous conseille de commencer votre périple en découvrant la route archéologique, les « Mesa Top Loop » et « Cliff Palace Loop ». On s’arrête régulièrement pour visiter des sites (aujourd’hui couverts et protégés des intempéries), en traversant les âges. Les panneaux de présentation sont parfaitement élaborés et l’on est rapidement immergés dans l’histoire des populations locales. J’ai été frappée par la localisation des villages et habitations, tous extrêmement isolés (encore aujourd’hui) ! Cependant, si l’Histoire et l’archéologie ne sont pas forcément votre truc, vous pouvez faire l’impasse.

mesaverde2

A la fin de l’autotour, il faut se dégourdir les jambes et découvrir enfin les villages troglodytes, creusés dans la falaise, qui font la renommée de Mesa Verde : aux choix, le Spruce Tree House (visite libre, pas besoin de ticket, mais des tours gratuits sont organisés par les rangers, à heure fixe) ou les Cliff Palace ou Balcony House (malheureusement, l’obtention d’un ticket est obligatoire, et nous n’avions pas réservé assez tôt…)

Le sentier bien aménagé qui s’enfonce vers le site de Spruce Tree House ne révèle rien de la falaise avant le dernier tournant. En arrivant, impossible de ne pas avoir le souffle coupé devant un tel paysage ! Le village est organisé de façon complexe, il y a même des immeubles, des chemins, des caves… Tout à l’air petit mais à la fois immense… Une vraie beauté, même pas gâchée par l’afflux de touristes bruyants derrière nous.

Camper à Mesa Verde

Le seul camping aménagé, le Morefield campground est ma foi très agréable (malgré les sanitaires un peu vieillissants : ils sont toujours très propres). Il y a un accès à des douches (gratuites) ainsi qu’à un lavomatic et à du wifi (ainsi qu’à un petit magasin rempli de babioles, et de quelques provisions), ce qui est très appréciable lorsque l’on est sur la route depuis quelques jours.
Le camping en lui-même est très grand et les emplacements sont nombreux. Petit soucis : il n’est pas si facile de trouver un emplacement plan, assez grand et sans trop de cailloux… La qualité des emplacements est très variable.

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La tente Quechua ou la french touch

Vous croiserez des dindes sauvages, quelques biches, et d’autres bestioles natives !
Le gros problème de ce camping, c’est son prix. Le camping ne me semble pas géré par le National Park Service mais par une société privée (je le devine, je n’en ai pas la certitude), et il faut compter 30 $ pour un emplacement de tente (40 $ pour un emplacement branché). Habituée aux tarifs de 10 – 15 – 20 $ en Utah et généralement dans l’ouest (sauf en Californie), cela fait mal. Pour comparer ce qui est comparable, le camping du Grand Canyon North Rim propose les mêmes services, et ne coûte que 18 $.
Une déception, donc, et nous décidons de ne rester qu’une seule nuit au lieu des deux prévues…

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4 Commentaires

  • Envoyer Mathilde 15 décembre 2014 at 15:27

    Hello Isa !
    Moi aussi j’ai beaucoup aimé Mesa Verde – et le reste du Colorado d’ailleurs. C’est dans ce camping aux petits cailloux qu’un des matelas gonflables s’est crevé !! Par contre, en se levant tôt et en allant tout de suite au visitor center, on a pu avoir des tickets pour visiter Cliff Palace et Balcony House – et vraiment ça ajoute BEAUCOUP à la visite (faudra que t’y retournes ;)
    Bises !

    • Envoyer isa 15 décembre 2014 at 15:32

      Hello !
      J’ai d’ailleurs parcouru ton article il y a peu :)
      On a eu de la chance et on a réussi à choper le dernier emplacement « rock free »… Mais les autres étaient vraiment pas terribles :-/
      Rha oui… Bon, vivement la prochaine fois alors !

  • Envoyer Zhu 16 décembre 2014 at 03:51

    C’est pas commun de déclarer aimer le désert (d’habitude les gens qui disent ça ont juste mal orthographié le mot…), mais je crois que je comprends pourquoi. Ça a l’air… majestique.

    • Envoyer Isa 16 décembre 2014 at 09:23

      Le paradis sur terre tient en quelques mots : un dessert dans le désert ! :D C’est majestique indeed (oooh je te taquine :D)

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