Etats-Unis, Parcs nationaux, Tour Arizona/Utah 2010, Utah

Capitol Reef National Park, territoire Fremont

Si jamais il y a un lecteur perdu par hasard ici et qui doit planifier un voyage, je préfère le dire très haut : il n’y a PAS de pompe à essence entre la ville de Green River et celle de Fruita. Il faut donc faire le plein, ce que nous n’avions pas fait

Cependant, c’est avec le réservoir bien plein que nous nous engageons sur la longue et belle route descendant vers le sud et le parc de Capitol Reef, bien méconnu du grand public. Ce qui m’arrange. N’empêche que… ils ne savent pas ce qu’ils ratent.

Capitol Reef, un parc isolé

Capitol Reef est un parc extrêmement isolé, sans être forcément difficile d’accès, il n’y a pas de ville alentour. La plus proche est Torrey, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest, mais n’a rien d’autre à proposer qu’une ou deux stations services, une petite épicerie où l’on trouve de tout mais à un prix qui fait exploser la tête, et un petit bureau de poste. C’est déjà pas mal pour un petit village de 100 habitants, où l’on voit quand-même l’empreinte du tourisme, avec un ou deux motels en bord de route. Comme toutes les petites villes de la région, c’est bien-sûr un village créé par des pionniers mormons, qui ne manque à mon avis pas de charme.

Les premières nations

Même si l’on ne passe non loin du Anazasi State Park, que j’aurais vraiment aimé avoir le temps de visiter, Fruita est plutôt un des anciens lieux de vie de la population Fremont, très influente et dispersée dans tout le sud de l’Utah, jusqu’aux frontières actuelles du Colorado, de l’Idaho et du Nevada.

L’histoire Fremont est beaucoup moins étudiée que celle Anasazi, et on ne sait d’ailleurs toujours pas avec certitude pourquoi quelques Fremont ont quitté leurs lieux de population « classiques » pour venir s’isoler dans le canyon de Capitol Reef : les conditions de vie y sont difficiles et l’hiver très rigoureux…
Les archéologues énoncent cependant quelques hypothèses : ils ont voulu s’isoler pour être indépendants et fuir les pressions des autres tribus, par exemple… En attendant, les Fremont laissent un témoignage très riche dans la vallée, avec de nombreux pétroglyphes vraiment bien visibles, malgré quelques effondrements.
On ne connait pas encore la signification de ce que l’on appelle le « rock art », terme de plus en plus remis en cause car l’on ne sait même pas si ces gravures avaient une fonction artistique ou utilitaire, mais ce n’est pas grave, avoir le privilège d’admirer un si beau témoignage d’une population disparue, d’une époque si lointaine, ça a quelque chose de magique, et personnellement, ça m’a fait tourner la tête…

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