France, Provence

Un répit camarguais

Besoin de souffler, besoin de penser à autre chose : je saute dans le TER qui m’emmène vers le Sud.
Je ne cesserai jamais de vanter ma belle région Rhône-Alpes et ses avantages… celui d’être à 3 h de train d’un monde bien différent.

Me voici en Provence, plus précisément en Camargue. Si j’ai choisi de prendre le TER, ce n’est pas seulement parce que ça coûte moins cher que le TGV, mais surtout parce que j’aime traverser le pays lentement et prendre le temps d’observer les paysages changeants. On commence par les beaux vignobles des côtes du Rhône, puis on continue à longer le Rhône. Puis le vent se lève, évidemment, c’est la marque de fabrique du Sud ! Les sapins deviennent pins, le paysage devient « vague » : les champs n’en sont plus vraiment, la végétation pousse n’importe comment. Au loin, les Alpilles sont encore enneigées.

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Arles est une petite ville provençale sans prétention, avec malgré tout de très belles arènes romaines. Je profite de quelques minutes de tranquillité pour m’asseoir sur un banc de la place du village et prendre le temps d’humer l’odeur de la Provence. Quelques heures après, je me retrouve les pieds dans l’eau. Je m’étonnerai toujours de la rapidité à laquelle je peux me retrouver auprès de la mer, depuis Lyon.

La Camargue, ça vous gagne (pfff, ça rime même pas)

Cette fois-ci, mon escale sera la Camargue, que j’aime autant que je redoute (principalement à cause de la quantité astronomique de moustiques qui n’en veulent qu’à ma peau douce). Je n’y avais plus mis les pieds depuis des années, et jamais hors-saison. De fait, je trouve les paysages beaucoup plus sauvages et déserts que dans mon souvenir : les marais s’étendent sur des kilomètres alentours.

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Ma tête a tourné en voyant le nombre d’oiseaux sauvages, de toutes formes et de toutes sortes ! Mon cœur de touriste a été émerveillé quand il a fallu prendre le bac pour traverser le petit Rhône… Les chevaux blancs, les taureaux, les marais, le bac : c’est bon, j’ai rempli à 100 % ma jauge des clichés camarguais.

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Lasse du vent des Saintes-Maries-de-la-Mer, c’est à Aigues-Mortes que je me réfugie, afin de me protéger dans les hauts remparts. Aigues-Mortes doit être insupportable en plein été, et j’imagine d’ici les rues étroites bondées, où il est impossible de circuler sans piétiner. Hors-saison, par contre, la ville est typique et charmante. Il y règne une odeur permanente de viande (de taureau) grillée, beaucoup trop alléchante à l’heure du repas…

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C’est dans la superbe église de Notre-Dame-des-Sablons que je m’engouffre au hasard, afin d’admirer les vitraux modernes signés Claude Viallat, qui, pour une fois, ne représentent pas des scènes pieuses mais laissent entrer une superbe lumière : la lumière devient le sujet !

Tout comme ma belle région de Rhône-Alpes, la Provence est tellement diverse ! Je l’aime passionnément, et je n’ai qu’une hâte : la redécouvrir au plus vite !

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5 Commentaires

  • Envoyer Mzelle-Fraise 28 mai 2015 at 15:18

    Oh ! les « haricots » de Viallat ! Je les avais étudiés à l’école :) tout ça me donne une forte envie de m’échapper de Paris…

    • Envoyer Isa 29 mai 2015 at 10:41

      Surtout à cette époque de l’année, quand les prairies sont bien vertes… C’est difficile de rester en ville ! J’essaye de m’échapper tous les we…

  • Envoyer Lucile 28 mai 2015 at 18:39

    J’ai beaucoup aimé cette première découverte de la Camargue, je pense que le « hors saison » a beaucoup joué, nous permettant de profiter du calme et de la beauté des lieux.

    • Envoyer Isa 29 mai 2015 at 10:41

      Oh oui, c’est sûr qu’en plein été c’est pas la même ! J’ai été aux Saintes Maries en août et tu ne t’entends même plus penser !

  • Envoyer Zhu 30 mai 2015 at 03:01

    Je garde un très bon souvenir de Lyon, où j’ai été ado. Par contre, je ne me suis jamais baladée dans cette partie de la France (par « partie », j »entends euh… la moitié du territoire, facile). C’est super dépaysant en tout cas! Saintes Maries, c’est là où il y a le rassemblement des gens du voyage tous les ans, non?

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