Etats d'âme

Une nouvelle année placée sous le signe du voyage

Enfin de retour à Lyon après une fin d’année parisienne, je me rends compte que je ne suis bien que dans ma ville ! De là ont émergé tout un tas de pensées : « Mais est-ce que Montréal va être comme un second chez moi?« , « Ca se trouve ça va vraiment être horrible, je ne vais pas réussir à surmonter le mal du pays… » suivi de « Oh et puis merde, tu verras bien!«  

C’est l’état d’esprit dans lequel je suis aujourd’hui, je ne pense pas trop à ce qui nous attends, je prends les jours l’un après l’autre. C’est pas facile quand on doit chercher un appartement en avance ou commencer à préparer tranquillement les petites affaires… On part précisément dans 37 jours, c’est une évidence mais on n’a jamais été si proches de partir. D’enfin réaliser un de mes rêves, celui de m’établir quelques temps en Amérique du Nord. Mine de rien, il y a énormément de pression autour de ce projet, une pression personnelle car il FAUT que ça me plaise (même si ça m’apportera forcément quelque chose, même si l’expérience est globalement négative sur le moment). Le plus difficile est de laisser les amis en Europe, mais je relativise en me disant qu’après tout, je ne vois la plupart d’entre eux que tous les deux mois. Ma voisine va me manquer, ma stéphanoise aussi, je ne vais même pas voir ma petite nièce prévue pour février, ni les petits…

Mais que voulez-vous? Il faut bien faire quelques sacrifices pour s’éloigner un petit peu des sentiers déjà tracés. Sans parler d’acte héroïque (pour moi, je ne fais que suivre mes envies, donc ce n’est pas si difficile), c’est quand-même s’éloigner du schéma familial et savoir se battre un peu plus que d’habitude pour obtenir 1) ce fichu stage 2) ce fichu visa 3) cette fichue bourse.
Mais maintenant c’est fait, donc n’y pensons plus! Avant tout, je redoute le choc culturel, qui a été déjà extrêmement difficile à supporter lors de notre premier voyage. On peut être le mieux préparé possible, ça ne changera rien, on le prend de plein fouet. Pour moi, en tout cas.

Pour finir en faisant bref, j’appréhende, et je suis excitée. Le voyage en avion va être terrible, mais après tout, je me dis que j’ai plus peur du voyage en lui même que de nos 7 mois là bas… C’est peut-être bon signe? En tout cas, quoiqu’il arrive, on a pris la bonne décision : Direction Canada…

ps : en illustration une carte de mon cru, parce que oui, on trouve de tout et de n’importe quoi en illustration, ici

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1 commentaires

  • Envoyer Lauraki 4 janvier 2010 at 19:52

    C'est normal de se questionner, mais tu verras, tu te prépares depuis longtemps et tu n'arrives pas en terre inconnue. Courage pour le compte à rebours, profite en attendant de profiter d'une autre tranche de vie qui sera chouette !

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