Concerts/Musique Montréal

Arcade Fire au Parking de la Place Longueuil, acte 3

10 juin 2010

Le titre de cet article vous semble bien moins glamour que celui des deux précédents? C’est normal. Hier soir avait lieu un concert qui était sensé rester secret jusqu’au soir, mais heureusement ou malheureusement (tout dépend du point de vue), il y a eu des fuites, et nous nous préparions depuis deux jours à aller en banlieue. Oui, en banlieue! On commence à être familiers des lieux, Longueuil étant presque devenu notre deuxième maison (c’est le point de départ vers différentes destinations, en fait, et ces temps-ci, on destinationne beaucoup). Oui, oui, destinationne. Je pense avoir dormi 18 heures en trois nuits, ce qui semble être un rythme normal pour certains, mais franchement pas pour un panda. En comptant les journées particulièrement fatigantes et stressantes du boulot, c’était le pompon. Heureusement que j’avais un défouloir tous les soirs… Là du coup je me sens nue. Que va t-on faire ce soir? Regarder un épisode des Simpsons? Passer l’aspirateur? Manger un couscous? On dirait que c’est bien parti pour tout un tas de choses palpitantes…
Trois concerts en trois soirs, et qui plus est pas des concerts de Frédéric François, c’est quand-même pas mal. A quand le trio Berlin/Munich/Vienne?

Pour en revenir au concert, il était assez étonnant. Le parking était situé entre un périphérique et un centre commercial, un vrai bon parking d’une vraie bonne banlieue américaine. Il n’y avait pas meilleur décor pour entendre résonner les nouvelles chansons, et Suburbs sonnait particulièrement bien ce soir. Après un faux départ (le piano de Win s’est éteint après quelques notes), ce dernier a sorti un bon gros « Hi! We’re Malajube ». Je suis tellement heureuse de voir que je ne suis pas la seule à les « aimer » autant, c’était vraiment, vraiment drôle. Il a ensuite blablaté sur le fait qu’ils ne s’attendaient pas à ça, qu’il y avait même des toilettes chimiques alors que celles de l’IGA à côté étaient pourtant « awesome »! Ah, Win, ça fait du bien de te voir de retour…

Outre le fait que l’album-concept traite des banlieues, pourquoi Longueuil? On a eu la réponse hier soir : « I think you all wonder why we picked this place, why Longueuil? Because Régine grew up here, a few blocks from here, that was her favorite mall, she’s like Jenny from the block ». Hop, c’est fait!

Je reviens un peu en arrière : après avoir pu assisté aux soundchecks (très sympa, d’ailleurs), nous avons du piquer un petit sprint pour nous retrouver encore au premier rang, encore juste devant Tim. Le regard de ce dernier nous voyant encore à la même place était d’ailleurs vraiment drôle… Je ne parlerai pas à nouveau des chansons mais plutôt de la surprise du groupe voyant autant de monde devant eux (les organisateurs disent 8 000 à 10 000 personnes alors que 1 200 étaient attendues, mais je penche plutôt pour la moitié, environ 5 000 personnes). Le public était composé d’un bon nombre de suburbans : des ados étant venus directement des lycées alentour après leurs cours, des familles avec des petits (j’ai du passer le concert avec une gamine de 10 ans sous le bras, essayant de ne pas trop lui broyer les orteils), et même des papis et mamis qui avaient posé leur chaise pliante au fond du parking. Je pense que c’était exactement ce qu’ils voulaient, et ils avaient l’air ravis.
Il y avait bien-sûr une clique de montréalais « hipsters » qui n’avaient d’ailleurs jamais quitté le Mile End ou le Quartier Latin, j’en suis sûre, au vue de leurs réflexions.

Don’t mess with Win.
Je passe rapidement sur l’histoire du nouveau roadie désastreux, que nous avions déjà remarqué les soirs précédents et qui a failli se faire tuer (littéralement) par Win : le type est nonchalant, reste 2 minutes sur scène après le début de la chanson, a même enlevé une guitare à Win alors qu’il était en train de jouer, a couru après Tim qui jouait Wake Up pour brancher son jack (alors que ce dernier lui donnait des coups de coude d’agacement et des « I don’t care! »), et le roadie-boulet comme nous l’appellerons a même failli se prendre le tabouret de Win dans la gueule, tellement les yeux de ce dernier lui lançait des éclairs.

Ce concert en plein air sentait l’été, et merci au groupe d’avoir eu encore une fois une excellente idée. Pour citer la Montreal Gazette de ce matin : « It was free, in terms of both finance and spirit – a wild idea that turned into a wager won. The Fire still burns. »

4 Commentaires

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    Assouf
    11 juin 2010 at 05:50

    Bon… Vos revues arcadiennes sont très bien, on vit presque le concert avec vous qui le revivez.

    Il y a juste un truc qui m'a réveillé cette nuit (non mais ça va bien dans ma tête, pas de souci) : je me suis réveillé sur un parking entre le périph' et le centre commercial, et ça, c'est quand même une vision d'horreur. Diantre ! Arg ! Par la barbe du Prophète !

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    Lucile
    11 juin 2010 at 07:30

    L'aléatoire du lecteur windows média du boulot fait bien les choses, je lis cet article avec The Suburbs dans les oreilles :)

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    J
    11 juin 2010 at 13:31

    Il est bien ton blog, je viens de le découvrir par le biais de pvtistes.net
    En plus, la photo que tu as mise compte parmi les meilleurs que j'ai pu voir parmi celles que j'ai vu de ce concert. Même le devoir ou autres avaient vraiment des trucs très amateurs.
    Merci de ces impressions d'un fan des Arcade Fire.

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    Isa
    11 juin 2010 at 13:43

    Assouf : Merci… C'est un joli compliment
    Et oui, c'est une vision d'horreur en effet… Mais fascinant à la fois!

    Lucile : huhu:

    J : Alors tu fais bien de me le faire remarquer, les photos ne sont pas de moi mais de assets.branchez-vous.net. Je ne risque pas de prendre de photos pendant un concert! ;;)… Je vais le préciser… Merci à toi d'être passé!

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