France Plongée dans un livre Rhône-Alpes & Auvergne

Novembre 2020 dans le Bugey – C’est le retour en France

1 décembre 2020

J’ai souvent arrêté d’écrire ici, parfois de longs mois, mais c’est la première fois que je trouve ça si difficile d’y revenir. Comme le dit Juliette dans son dernier article, peut-être que le bloguing est mort, mais j’ai surtout l’impression cette année que ce sont les blogueurs qui végètent en attendant des jours meilleurs. Pourtant, ce blog est initialement un blog de voyageuse (même s’il a été toujours un peu bordélique), et cela faisait plusieurs années que je n’avais pas voyagé autant, malgré le covid ! Je devrais avoir des choses à dire… Mais pas tant, finalement, tant tout me semble superficiel aujourd’hui.

Un retour aussi étrange que doux

Je suis rentrée du Canada il y a un mois, après de nombreux questionnements (partir ? rester ?) et surtout un long road trip dans les provinces maritimes et au Québec, dont je parlerai sûrement un jour, mais je ne sais pas encore comment. J’étais finalement heureuse d’être rentrée, même si le retour en France est particulièrement houleux cette année, et que 2021 ne s’annonce pas bien plus sympa que 2020. Rentrer en novembre, en plus, faut avoir le coeur bien accroché. Alors oui, j’ai retrouvé mes montagnes, mais j’ai aussi retrouvé le brouillard et la morosité de la fin de fin de l’automne. Où qu’on soit, finalement… Novembre : c’est de la merde ! Ceci étant dit… Il y a eu de belles lumières d’automne, une belle cure de vitamine D, une nouvelle arrivante dans notre foyer : ok, peut-être que tout n’est pas à jeter !

Difficile de vraiment se réapproprier une impatriation lorsque les balades sont limitées à 1 km autour de chez soi. Même si on a la chance d’avoir plusieurs sentiers de randos qui partent presque de notre jardin (prends ça, le confinement dans 40m2 à Montréal !), c’est assez frustrant de ne pas pouvoir aller voir ses proches. Pas de retrouvailles, pas de découvertes, donc, mais l’accompagnement dans sa nouvelle maison d’une petite chienne guadeloupéenne qui a tout à apprendre de sa nouvelle vie sous un climat pour le moins rigoureux !

J’ai la chance inouie de pouvoir dire que je vis dans l’un des plus beaux endroits du monde, de mon monde, en tout cas. Ce n’est que temporaire, ce n’est pas tous les jours facile car le quotidien est rempli de contraintes que l’on ne peut ni changer ni contrôler, mais… C’est toujours un grand bonheur quand le bout de montagne émerge du brouillard (quand il en émerge, et c’est loin d’être tous les jours) ou lorsque le coucher de soleil renvoie de belles couleurs dorées et rosées sur la falaise.

Cette année, l’automne a joué les prolongations un moment, d’ailleurs, même début décembre, les feuilles ne sont même pas encore toutes tombées. La sécheresse a été extrême pour cette période de l’année. Ca m’a inquiété, mais je mentirais si je vous disais que je n’ai pas profité des rayons de soleil pour boire mon café sur la terrasse en me disant que mon dieu, j’aurais vraiment pas été prête à retrouver l’hiver canadien. Pourtant, dès que mes amis m’ont envoyé les photos des premières neiges dans les ruelles orangées de la ville, j’ai eu un grand pincement au coeur et un vif sentiment de nostalgie. Je ne me bats plus tellement contre ça, je ne serai de toute façon jamais au bon endroit au bon moment et j’aimerai vraiment toujours Montréal, même si ce n’est vraiment la ville qu’il me faut.

Dans mes oreilles, sous mes yeux

La quantité astronomique de démarches administratives, d’achats et de ménage (toujours en cours après un mois) ne m’a pas forcément permis de me poser pour lire. Remarque, c’est une fausse excuse, puisque j’ai regardé tout un tas de trucs vraiment nuls sur Netflix en végétant (parce qu’il n’y a quand même pas grand chose d’autre, sur Netflix, il faut bien l’avouer).
Je me suis tout de même procuré Moi, les hommes, je les déteste de Pauline Harmange, le fameux livre qui a défrisé un grand nombre de gens qui ne comprennent encore rien à rien. Je n’en attendais pas grand chose et je n’espérais pas non plus apprendre grand chose (je l’ai acheté principalement pour la soutenir face à la vague de vomi qui lui est tombé dessus). C’était tout mignon, tout doux, pas vraiment misandre ni révolutionnaire (ce qui est une critique venant de ma bouche, ne vous y trompez pas), et j’ai vraiment passé une heure agréable à tourner les pages de cet essai. Il fera plaisir à beaucoup de femmes, peut-être en introduction au féminisme !

J’ai lu de la posésie, dont le roman Kuessipan de Naomi Fontaine. J’ai découvert à travers ses yeux la vie de sa nation innue. C’était vraiment beau, franc et direct. J’ai également commencé à remettre mon nez dans les études et ai commencé mon étude des problématiques de l’Economie Sociale et Solidaire, domaine dans lequel je voudrais remettre le pied.
Enfin, encore beaucoup de BD puisque j’essaie de finir mon marathon de 52 BD lues en 2020 (j’en suis à 43, j’y suis presque !). Hélas, il n’y a pas de nouvelles publications empruntables à la bibliothèque et je vais pas me refaire l’intégrale des Schtroumpfs juste par principe. J’ai évidemment lu le dernier tome de l’Arabe du futur de Riad Sattouf (comme tout le monde), qui était toujours aussi divertissant. J’admire son autodérision et sa capacité à prendre du recul sur des événements tragiques. J’ai eu un coup de coeur absolu pour la bande-dessinée La Vingt d’Audrey Beaulé. Une histoire de Transcanadienne entre Montréal et Québec, de découverte de soi et d’introspection. Magnifiques dessins. Et y’avait aussi toute une liste de BD moyennes voire pas terribles. Comme quoi, je retiens bien ce que j’ai envie de retenir ! Mais j’espère bien retrouver mes notes pour faire, évidemment, un top 10 en fin d’année. Que serait la fin d’année, sans les top 10 ?

Dans mes oreilles : rien. Je n’ai rien trouvé de nouveau ni d’enthousiasmant, sauf peut-être la chanson Andalucia d’Andrew Bird, qui m’a donné envie de… – vous ne pourrez pas deviner car c’est vraiment extrêmement original – retourner en Andalousie !

4 Comments

  • Reply
    Béné
    1 décembre 2020 at 11:49

    Quel plaisir de te lire et de savoir qu’un toutou est à tes côtés désormais

    • Reply
      isa
      1 décembre 2020 at 12:48

      Et quelle toutou !!! :)

  • Reply
    Pauline
    1 décembre 2020 at 20:44

    Bien contente que tu aies retrouvé le chemin de ton blog

  • Reply
    Juliette Giannesini
    2 décembre 2020 at 00:24

    Contente d’avoir de tes nouvelles! J’ai souvent pensé à toi ces derniers temps, tu es la première personne qui avait déjà anticipé le reconfinement de Montréal en avril :lol:

    J’espère vraiment que les blogs perdureront. Je crois qu’on est juste tous un peu crevés en ce moment, on tourne un peu en rond psychologiquement. Mais, je crois que ça reste important d’écrire, ça fait du bien.

    Je me décerne sur ce la palme des platitudes, désolée… oui, crevée!

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