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Olympic National Park : 3 parcs en 1

4 décembre 2012

Olympic National Park gagne souvent le titre de parc national préféré des Américains. Je voulais savoir pourquoi. J’y suis allée. Et Olympic m’a vaincu.

Un parc si loin et si proche

Je m’explique : combien de parcs nationaux peuvent se vanter, déjà, de recouvrir une péninsule de  3 733,8 km2 ? (en comparaison, le parc plus connu du Mont Rainier ne s’étend que sur 956,6 km 2 et l’immense Grand Canyon sur 4 927 km, ça vous donne un petit ordre d’idée !). Mais Olympic ne fait pas tourner la tête que grâce à son immensité. Olympic est exceptionnel, surtout grâce à sa diversité.

Aller à Olympic se mérite. A vol d’oiseau, ce n’est qu’à quelques minutes de Seattle, pourtant… Il faut compter 3 h environ pour arriver dans les environs de Port Angelès, où se trouve la premier point d’entrée du parc (celui qui mène vers le fameux Hurricane Ridge). Pour arriver sur la péninsule, le plus court reste d’embarquer sur un ferry depuis le port de Seattle, jusqu’à Bainbridge Island. La traversée ne dure qu’une petite trentaine de minutes (pour une 15 $ de dollars par personne : aïe), mais les paysages sont époustouflants.

En Octobre, il n’était pas très prudent de camper dans les forêts d’Olympic, connues dans le monde entier pour être des forêts… pluvieuses. Direction le camping de Mora, tout près de la plage du Rialto (pourquoi avoir choisi un nom de pizzeria bas de gamme ? Cette question me hante encore aujourd’hui !).

Les plages grises

Le camping le plus célèbre du parc est pourtant celui de Kalaloch, mais en 4 jours, je n’ai vraiment pas eu le temps de descendre aussi bas. Mora est donc un compromis : le camping n’est qu’à un petit kilomètre de la plage, et on est quand-même moins isolés qu’en descendant à Kalaloch puisque le village de La Push, ainsi que celui de Forks ne sont qu’à une demi-heure. Je pense, (n’importe quoi en Utah excepté) n’avoir jamais rien vu d’aussi beau et d’aussi spectaculaire que les rouleaux énormes de l’Océan Pacifique qui déferlaient sur la plage de sable noir du Rialto. Le brouillard était très épais, il faisait froid et humide, je me sentais seule au monde, et c’était tout bonnement incroyable.

La forêt, très dense, ne s’arrête qu’en bordure de la plage. Nous pouvions apercevoir quelques petits lampadaires du village de pêcheurs de La Push, à travers le brouillard. C’est le genre de sensations et de souvenirs qui ne me quitteront jamais !

De retour au camping de Mora, tout de même sous une forêt dense, je me prépare pour la nuit, en essayant de me réchauffer un peu autour du feu, histoire d’oublier l’humidité ambiante… Le camping n’est vraiment pas cher (12 $ la nuit) et tient à disposition des toilettes propres (mais sans douche).

Villages de pêcheurs en territoire autochtone

Ville » est un bien grand mot !  La première que l’on croise en arrivant sur la péninsule, c’est Port Angelès, qui est assez modeste, mais qui reste un port industriel, bien placé au milieu du détroit de San Juan de Fuca. Par temps clair, on peut voir les rives canadiennes, toutes proches ! Port Angelès n’a aucun intérêt, si ce n’est que d’être la porte d’entrée de la partie « alpine » du parc.

Forks est la plus grande agglomération de la partie sud de la péninsule avec 3 120 habitants. Forks est un village assez mignon, même s’il n’y a pas grand chose. Je suis assez étonnée que le recensement (à lire sur Wiki) nous prouve qu’il y a une majorité écrasante de « blancs » car je me suis au contraire sentie très blanche (c’est une sensation que j’avais également eu à Kayenta, en Arizona, en territoire amérindien).
Forks est tout bonnement sinistrée par le tourisme « Twilight ». Les restos sont Twilightisés, tout est à la sauce Twilight, ça n’a ni queue ni tête. Je comprends : c’est une façon simple de développer le tourisme dans cette région un peu reculée, mais quand-même, Forks est mignonne, au milieu d’un cadre exceptionnel, ça ne devrait pas être ça, le plus important ?

La Push n’est qu’à quelques centaines de mètres de la plage du Rialto, mais pour y accéder, il faut cependant y aller en voiture, en passant par Forks. La Push est tout petit, les lodges ont l’air d’y être agréables. La Push est en territoire Quileute, mais n’a pas l’air pour autant aussi pauvre que de nombreux villages indiens Navajo. L’accès à la First Beach est très facile.

Peu avant l’arrivée à La Push, vous verrez un petit parking : c’est le départ d’une petite rando dans la forêt pluvieuse, qui arrive jusqu’à la fameuse « Second Beach ».  La rando est relativement facile bien que très boueuse et peut être glissante sous la pluie, surtout les derniers 100 m. En arrivant en bas, par contre, le paysage offert par la plage est incroyable. Je n’en dirai pas plus.

Les forêts pluviales

Olympic, c’est aussi des forêts pluviales, presque primaires, extrêmement denses. Il n’y a rien de tel, pour les découvrir, que d’aller dans le coin de la Hoh Rain Forest ! Attention, par contre, même à l’automne, il y a toujours des moustiques tigres qui y traînent…
Vous pourrez faire quelques petites balades faciles d’accès, pour notamment repérer quelques grosses bananas slugs. A faire de préférence un jour de beau temps (ce qui n’est pas forcément facile à trouver sur la péninsule, où le temps est tellement changeant) pour pouvoir profiter des rais de lumière qui passent à travers les feuilles… Découvrir la Hoh Rain Forest, c’est comme se balader dans un univers de conte de fées qui va mal finir…

Les alpages

Des plages, des forêts… Et ça ne s’arrête pas là ! Le mont Olympe culmine à plus de 2 400 mètres… Autant vous dire que là haut, un paysage tout à fait différent s’offre à vous. Il suffit de retourner à Port Angelès pour emprunter la très belle Hurricane Ridge (attention aux personnes qui ne sont pas habituées à conduire en montagne, la route est très belle mais il y a parfois des lacets vertigineux). Une heure plus tard, vous êtes là haut, tout là haut. J’avais l’impression d’être dans The Shining. Glaciers, marmottes, sommets enneigés, bref, toute la panoplie alpine !

Je ne peux pas en dire plus… ça vous dit d’aller faire un tour à Olympic, du coup ? ;-)

7 Commentaires

  • Répondre
    Zhu
    5 décembre 2012 at 00:13

    AAAHHHH les photos! J’tombe en amour. Dis, c’est quand que tu ouvres un compte sur Flickr pour que je puisse les mettre dans mes favoris? Quelle atmosphère, quel relief dans les clichés!

    Chui admirative du lieu et de tes talents de photographe sur ce coup-là.

    • Répondre
      Isa
      5 décembre 2012 at 12:11

      Oh merci c’est très gentil, mais je le mérite pas :oops: Bientôt, bientôt, il faut que je prenne le temps :-)
      Par contre, mon « talent » photographique est tellement aléatoire, pour ce voyage, je n’ai quasi pas pris de photos (un peu plus de 1 000, c’est pas énorme) parce que je ne me sentais pas inspirée par grand chose… Mais là je l’étais !

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    Lucile
    6 décembre 2012 at 20:21

    Ça donne envie !

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    benji
    9 décembre 2012 at 12:01

    Tes photos sont incroyables !

    • Répondre
      Isa
      9 décembre 2012 at 12:45

      Bin peut-être pas, mais c’est gentil :-)

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    Anonyme
    30 décembre 2012 at 15:35

    […] […]

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