France Rhône-Alpes & Auvergne

Lumière d’août dans le Bugey

28 août 2018

Ce mois d’août, j’ai eu la chance de pouvoir délocaliser mon bureau de Lyon au Bugey. Qu’est-ce qu’il y a de plus chouette pour une citadine que de profiter de la nature aussitôt l’écran d’ordinateur refermé ?

Je ne pourrais jamais m’imaginer vivre en montagne et je ne me vois pas retourner vivre dans une campagne isolée, au moins sur le long terme. La sensation d’isolement que l’on peut ressentir pendant l’hiver m’en a vacciné. Cependant… le Bugey est mon petit coin de paradis, surtout pendant l’été. Le massif est finalement immense, et je n’en connais que la partie occidentale. Mais même comme ça, c’est un formidable terrain de jeu et de détente. Je vous emmène pour une petite balade plutôt en images qu’en mots, pour changer.

Le Bugey de l’eau

J’ai toujours aimé la couleur du Rhône, bien avant qu’il soit bruni par sa confluence avec la Saône. On dirait encore une rivière toute droite sortie des glaciers… Mais ne vous y trompez pas, le Rhône a déjà traversé Genève depuis longtemps quand il longe les contreforts du Bugey, charriant avec lui la pollution de cette grande ville.
J’ai toujours énormément aimé l’Ain, que je trouve plus « interactive » que le Rhône : on peut le descendre en canoë et s’y baigner dans une eau chaude et transparente. Cet été-ci, j’ai préféré me consacrer au Rhône. Plus majestueux, plus impressionnant aussi. Il longe du Bugey, croisant d’anciens méandres, paraît à la fois naturel et artificiel. Plus que jamais, j’ai eu envie d’enfourcher un vélo et d’aller jusqu’à la mer le long de la Via Rhôna. Je m’imagine déjà arriver dans cette magnifique Camargue à vélo, après plusieurs jours à suer. Parait-il qu’en 2020, les portions dangereuses de l’itinéraire seront enfin sécurisées. C’est un objectif 2020, alors…

Evidemment, le Bugey c’est aussi et surtout l’eau qui coule en cascades de ses plateaux calcaire, notamment à la magnifique et populaire cascade de Glandieu (c’était un haut-lieu de sortie pour les Lyonnais du siècle dernier !). 60 mètres de chute d’eau, amorties par la mousse et la végétation.

Je triche un peu : juste de l’autre côté du Bugey se trouve l’eau turquoise du lac du Bourget, véritable icône alpine. S’il est agréable d’y aller en été pour se baigner, je trouve qu’il est encore plus chouette d’en faire le tour à la fin du mois d’août, l’appareil photo dans une main, une glace artisanale dans l’autre.

Le Bugey de la montagne

La départementale légèrement incurvée se transforme en quelques centaines de mètres en une route sinueuse, serpentant le long des gorges boisées et des pâturages. Une fois tout en haut, si on regarde côté est, on voit les Monts du Lyonnais. On voit aussi la fameuse centrale du Bugey, celle de Creys-Malville et l’hideuse cimenterie… On ne peut pas dire que ces infrastructures ne heurtent pas l’oeil au premier regard, mais au bout d’un moment, on finit par s’y habituer.

Côté Ouest, le panorama est bien différent. La table d’orientation d’Innimond, véritable village de montagne à seulement quelques encablures de la plaine, offre une splendide vue sur le Mont Blanc, les Ecrins et la Chartreuse. Encore faut-il y être par temps vraiment dégagé… Sur le chemin d’Innimond, se trouve une ancienne tourbière présentant des verts contrastés. Le Bugey de la montagne, c’est aussi celui des vignes. Du Montagnieu, et du Cerdon bien sûr, l’un de mes vins pétillants préférés.

Parfois, on peut aller dans la montagne. C’est le cas des Grottes de la Balme qui offrent une visite spectaculaire pour les enfants, seulement rafraîchissante pour les adultes. Je venais principalement pour les chauve-souris, sans savoir qu’à cette époque de l’année, elles sont elles-même parties (en vacances au Cap d’Agde, je présume).

Le Bugey de la campagne

De Lagnieu à Briord, la route est coincée entre les champs de colza et de maïs. Au coucher du soleil, la lumière rosée se reflète sur les cheminées de fée lovées contre les falaises. Je ne pourrai hélas pas vous montrer de clichés de ces moments-là (il est un peu dangereux de stationner au milieu d’une route départementale sans accotement) donc vous devrez faire l’effort de les imaginer.

Le Bugey de la campagne, c’est plusieurs jolis villages, comme Serrières de Briord, Saint-Sorlin ou Vertrieu (riche de deux châteaux !). En août, l’ambiance est indolente, il n’y a pas grand chose d’autre d’ouvert que le bistrot de la place de l’église. Il y a bien quelques touristes néerlandais (il y a TOUJOURS quelques touristes néerlandais) pour animer les lieux.

Le Bugey, c’est un peu la campagne avec des accents montagnards : je ne saurais que recommander aux amoureux de la nature et du calme d’y passer quelques jours ou quelques semaines estivales. Il est impossible de s’y ennuyer, et pourtant si facile de se perdre dans la volupté d’une journée ensoleillée.

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4 Commentaires

  • Répondre
    LadyMilonguera
    29 août 2018 at 10:19

    Quelle belle région tu nous présentes là !

    • Répondre
      Isa
      29 août 2018 at 10:21

      On a la chance d’en avoir tellement, en France !! :)

  • Répondre
    mitchka
    29 août 2018 at 10:31

    cette cascade, j’en rêve maintenant … c’est un joli coin de Paradis… avec ou sans touristes néerlandais ^^

    • Répondre
      isa
      29 août 2018 at 10:35

      Et me voilà maintenant à chercher les plus hautes cascades de France ! Ca pourrait être un bon thème de voyage, ça !

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