Montréal Plongée dans un livre PVT Canada 2020

Mars 2020 à Montréal (et nulle part ailleurs) : PVT confiné

10 avril 2020

Je ne vais pas revenir sur ce qu’une grande partie de la population mondiale vit en ce moment, je n’aurais pas grand chose à ajouter, de toute façon… Mon premier mois de confinement s’achève, pour laisser place au second.

Le début du mois de mars avait doucement commencé, ici, à Montréal, on sait qu’il nous reste encore deux petits mois avant de sortir véritablement de l’hiver. Je crois que c’est la période que j’aime le moins, ici : il pleut beaucoup, tout est gris et les bourgeons n’émergent pas encore. Rester enfermée me parait moins compliqué, vu comme ça…

Première photo : dernière sortie au centre-ville de Montréal, que j’aime de moins en moins avec les années. Tellement de travaux, tellement de construction de condos moches… J’ai bien aimé cette vieille façade pour l’instant préservée (avant démolition probable pour un nouveau condo moche ?)
Deuxième photo : je m’ennuie tellement que j’envisage de faire une étude comparative de tous les colas faits au Québec (avec souvent l’ingrédient secret du sirop d’érable). À mon grand désespoir, celui fait par Coca est vraiment bon…

Des lectures ? Pas vraiment !

Je pensais me faire une cure de lecture, mais j’ai passé le mois de mars à regarder dans le vide, plus ou moins. J’ai la chance d’avoir acheté une liseuse peu avant la crise et j’ai été bien inspirée. La bibliothèque de Montréal permet l’emprunt de livres numériques, et je me trouve presque déroutée par le choix immense et je m’y perds entre les dizaines de livres que je veux lire depuis des années. Résultat, je n’ai fini aucun roman, aucun essai, sauf une BD que je voulais emprunter depuis un bail : Ainsi soit Benoîte Groult de Katel. Katel est une autrice que j’adore (en particulier son ouvrage sur Olympe de Gouges), et je pensais à nouveau adorer celui-ci. Erreur ! J’ai encore une fois apprécié son trait, ses extraits de carnet, son sens narratif, mais je n’ai pas du tout réussi à entrer dans la vie de Benoîte Groult ; trop mondaine, trop bourgeoise, un peu hors-sol. Je ne connais que très peu le travail de Groult et je ne vais pas faire l’impasse dessus, mais je n’ai pas été touchée par sa vie pourtant hors du commun.
Je me suis tout de même fixée l’objectif de finir deux bouquins avant la fin du confinement et la réouverture des bibliothèques municipales (?). On verra. Pas de pression en ce moment !

Je n’ai passé du temps que devant l’écran…

Déjà, pour bosser (je fais partie de ces privilégiées qui télétravaillent déjà depuis 10 ans et qui n’ont pas encore perdu leur boulot), et ensuite, pour m’abrutir. Clairement, il a été question de ça : s’évader, trop regarder et sans culpabilité. Re-visionnage de cette série qui demeure aujourd’hui l’une de mes préférées, Crazy Ex Girlfriend. Tant d’intelligence et de bonheur ! J’ai découvert Anne with an E, qui a été une autre merveille, un petit joyau qui ne me semble pas vraiment quitter les frontières du Canada. Et m’a donné, encore une fois, ce sentiment de « raté » quant au choix de Montréal en destination de PVT (ceux qui me connaissent savent que je ne rêve que des provinces maritimes).
Les séries « habituelles » ont continué, Brooklyn Nine-Nine, Good girls, This is us, Charmed, Modern Family, NCIS, Riverdale (sic !) : vous l’aurez compris, il y a à boire et à manger. Mais pas grave, il faut se changer les idées.
Des fois, j’ai la musique des Sims en tête (j’y joue plusieurs heures par jour), et j’ai l’impression d’être une Sim. Manger, se laver, faire quelques mouvements dans le salon, travailler derrière l’ordi, téléphoner, dormir, manger, se laver…!

… mais j’ai aussi commencé à apprendre à jouer d’un instrument

Je ne veux pas faire la fille faussement profonde (et vous citer bientôt des paroles de Kyo), mais cette crise m’a fait me demander ce que je voulais vraiment faire depuis longtemps, et que pour des raisons stupides je n’ai jamais fait : apprendre à jouer d’un instrument. J’avais déjà joué de la basse, il y a plusieurs années, mais c’était un instrument qui ne me convenait pas et me donnait des douleurs. Cette fois-ci, prenant en compte cette expérience précédente, j’ai emprunté un ukulele à la bibliothèque, avant qu’elle ne ferme. Au bout d’une heure de jeu et d’apprentissage, j’ai su que j’adorais. Tout me paraissait facile, même les accords barrés ! J’y prends beaucoup de plaisir et j’attends avec impatience mon moment d’entraînement quotidien. Mon objectif à long terme est de savoir jouer cette chanson :

À dans dix ans.

Dans mes oreilles

Je n’y croyais plus ! Lianne La Havas va enfin sortir un nouvel album. Son premier single est prometteur ! Je l’aime trop. À noter, cette vidéo est un live… Je pensais que c’était la version studio. Elle me scie complètement !

Nous avons aussi une tradition annuelle avec une amie, celle d’écouter les Austin 100 : les 100 artistes mis en valeur par la radio NPR pour le festival SXSW. Pas de festival cette année, mais la playlist est bien là. L’écoute a été longue, laborieuse et parfois douloureuse, je n’ai pas eu de coup de coeur à la première écoute, malheureusement. Quelques artistes ont quand même attiré mon oreille, comme la canadienne Begonia, la seule que j’ai eu envie de réécouter immédiatement.

2 Commentaires

  • Répondre
    Zhu
    12 avril 2020 at 01:57

    Si jamais tu veux des livres pour ta liseuse, fais-moi signe! J’ai adopté ce mode de lecture sans regrets il y a presque 10 ans et j’ai une collection incroyable ;-)

    Tu es la deuxième confinée que je connais qui apprends le ukulele. Je sens venir la tendance de groupes de ukulele qui va exploser quand tout ceci sera fini :lol:

    • Répondre
      isa
      15 avril 2020 at 19:15

      Je te ferai signe ! Pour le moment, je suis complètement submergée par la quantité de bouquins empruntables à la bibli :D
      Ahaha, peut être parce que ça reste un instrument facile à acquérir ! Je te dis pas les feux de camps hippies qu’on va se faire

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